Résolution sur l’Islande (26/11/2009)Le Parti Européen des Libéraux, Démocrates et Réformateurs, réuni à Barcelone, Catalogne, les 19 et 20 novembre 2009 : Rappelle : - le ralentissement de l’économie islandaise en 2008, qui a mené son système financier au bord du gouffre. Depuis, l’économie islandaise s’est fortement contractée, secouée par l’inflation, une hausse importante du chômage et une forte dévaluation de la couronne islandaise. Elle est devenue presque inutile pour le commerce international, et la plupart des Islandais ont des difficultés à rembourser leurs emprunts en devises étrangères. Observe : - que la majorité des Islandais paient un fort tribut à la crise ; ils voient s’envoler l’épargne de toute une vie et font face à des perspectives économiques sombres pour les années à venir. Par conséquent, de nombreux Islandais instruits et dynamiques quittent le pays, le privant ainsi d’une ressource indispensable. Note : - que l’Islande est partiellement victime de la crise internationale. - que le parlement islandais a approuvé officiellement un plan de remboursement des épargnants en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas pour les dépôts qu’ils ont perdus lorsque les banques islandaises ont implosé l’an dernier. - que ledit plan impose une lourde charge financière aux Islandais moyens, à qui on ne pouvait pas reprocher l’imprudence des grosses banques islandaises, alors privées. Et : - Se réjouit de l’initiative du parlement islandais, qui a entamé des négociations avec l’UE à propos d’une éventuelle adhésion de l’Islande à l’UE. - Fait remarquer que le Conseil européen a demandé à la Commission de proposer une feuille de route pour l’adhésion de l’Islande à l’UE. - Critique l’utilisation de la législation anti-terroriste à l’encontre de l’Islande et le fait d’avoir étiqueté toute une nation et ses habitants comme terroristes. Appelle tous les partis membres de l’ELDR à : - manifester leur solidarité à l’Islande. - aider le Parti libéral islandais à entretenir des contacts étroits avec les partis libéraux de toute l’Europe pendant et au lendemain de la crise. Ceci est particulièrement important au vu des prochaines négociations avec l’Union européenne sur la candidature de l’Islande. - insister auprès de leurs gouvernements respectifs pour qu’ils fassent preuve d’équité envers l’Islande. Le manque de règlements financiers internationaux et de surveillance, qui a fait que les banques islandaises et beaucoup d’autres sont devenues ingérables, incombe à beaucoup de monde. - encourager les gouvernements et les citoyens de toute l’Europe à renforcer et à approfondir leurs relations avec l’Islande, par exemple dans le domaine du commerce, des investissements, des échanges touristiques et culturels. Reconnaît que la crise financière dans son ensemble, et l’expérience islandaise en particulier, devrait ouvrir un débat sur la manière dont la communauté internationale pourrait améliorer les réglementations économiques et financières au niveau international, et sur la manière de réagir aux récessions sévères avec davantage d’efficacité et de cohérence. |
Calendrier |