La région de la Méditerranée (26/11/2009)Le Parti Européen des Libéraux, Démocrates et Réformateurs, réuni à Barcelone, Catalogne, les 19 et 20 novembre 2009 : La Mer Méditerranée est souvent considérée comme une ligne de faille entre les civilisations. Ses eaux séparent le continent européen du continent africain avec un écart de quelques kilomètres seulement à certains endroits. Le Processus de Barcelone est né, sous la présidence espagnole en 1995, d’une décision de l’Union européenne et de douze pays voisins du Sud et de l’Est du pourtour méditerranéen et vise l’instauration d’un projet de partenariat et de coopération. Après plus de onze ans d’existence, les résultats de cet espace de dialogue approfondi entre les deux rives de la Méditerranée ont révélé des contradictions, une bureaucratie excessive et des contraintes budgétaires. C’est la principale raison pour laquelle l’Union européenne a décidé, en 2008, de relancer par une stratégie renforcée sa coopération avec les pays méditerranéens, connue sous le nom de "Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée", qui a été mise en place au Sommet de Paris pour la Méditerranée en juillet 2008. Ce partenariat rassemble aujourd’hui les 27 Etats membres de l’Union européenne et 16 pays du Sud de la Méditerranée et du Moyen-Orient. Cette relance visa à insuffler une nouvelle vitalité au Partenariat et à rehausser le niveau politique des relations stratégiques entre l’UE et ses voisins du Sud. Tout en préservant les acquis de son prédécesseur, le Processus de Barcelone, l’Union pour la Méditerranée offre une gouvernance plus équilibrée, une visibilité accrue vis-à-vis de ses citoyens et un engagement en faveur de projets concrets régionaux et transnationaux. Une des principales innovations de l’Union pour la Méditerranée est d’inclure une coprésidence tournante avec un président de l’UE et un président représentant les partenaires méditerranéens, ainsi qu’un Secrétariat basé à Barcelone, en Catalogne, chargé de sélectionner et de promouvoir les projets à valeur régionale, subrégionale et transnationale dans différents secteurs. La région méditerranéenne reprend de l’importance sur le plan non seulement politique, mais aussi économique, et son rôle se renforce du fait que par elle transitera le plus gros volume de commerce maritime du monde au 21ème siècle. Cette expansion prévue reposera en partie sur les prévisions de croissance résultant des activités dans l’axe commercial Europe-Asie, ajoutées à l’élargissement projeté du Canal de Suez. Les ports du Sud de la Méditerranée regagneront en importance vis-à-vis du commerce mondial s’ils sont efficaces et rentables. Dans un tel contexte, les ports de Catalogne, et surtout Barcelone, devraient jouer un rôle similaire aux ports belges et néerlandais, qui occupaient au 20ème l’avant-scène des échanges commerciaux dans l’Océan atlantique. appelle : - la prochaine présidence espagnole de l’UE à viser le renforcement du rôle politique du Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée, comme carrefour d’échanges et non pas comme ligne de démarcation culturelle entre le Nord et le Sud. - les Etats membres de l’Union européenne à s’acheminer vers la création d’une zone euro-méditerranéenne de libre échange conformément aux objectifs fixés par le Processus de Barcelone original de 1995. Cela renforcerait aussi la crédibilité de la politique des pays avoisinants et serait conforme aux projets de libéralisation encouragés par les Libéraux. Le processus devra être assorti d’une stratégie claire en matière d’approvisionnement énergétique des pays exportateurs vers les pays importateurs, c’est-à-dire de l’Afrique du Nord vers l’Europe. - les Etats membres de l’Union pour la Méditerranée à promouvoir énergiquement la démocratie, l’Etat de droit, les principes de bonne gouvernance en général, et le respect des droits de l’homme et de l’individu, l’égalité entre les sexes, la protection de l’environnement, la liberté individuelle, la compétitivité économique et l’économie de libre échange. Ces profondes réformes ne doivent pas résulter uniquement de la coopération avec l’UE, mais aussi de réformes intérieures dans les pays concernés. - Les membres de l’Union pour la Méditerranée à prendre des mesures communes pour éviter l’immigration illégale depuis l’Afrique vers l’UE et à coopérer au niveau opérationnel en matière de contrôles aux frontières, patrouilles en mer etc. - les partis membres de l’ELDR à soutenir les partis politiques des pays de l’UPM qui, sans être entièrement démocratiques, s’engagent clairement en faveur de la démocratie, de la défense des droits de l’homme et de l’économie de libre échange. |
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