RESOLUTION ADOPTEE PAR LE CONGRES ELDR
AMSTERDAM 2003
RESOLUTION SUR L'AGRICULTURE ET LE DEVELOPPEMENT MONDIAL
Considérant que nous européens sommes soumis à la politique agricole commune (PAC) actuelle de l'UE, dont les règles de marché refusent aux consommateurs une totale liberté de choix et aux producteurs une concurrence libre et équitable;
Considérant qu'en tant qu'européens nous avons un intérêt et une responsabilité communs de protéger notre héritage culturel et de préserver notre biodiversité, ainsi que de lutter contre la pauvreté, la dépradation et le désespoir;
Considérant que la PAC est préjudiciable non seulement à la diversité et à l'environnement mais aussi au développement des pays du tiers monde;
Le Parti ELDR,
- réitère son opinion exprimée lors de son Congrès annuel à Ljubljana en septembre 2001, que le développement du tiers monde constitue un impératif moral et relève également de l'intérêt propre de l'Europe;
- constatent à nouveau que les politiques en Europe portant en particulier sur le commerce et l'agriculture ont un impact négatif important sur les pays en voie de développement et appelle instamment l'Union européenne à garantir la cohérence de ses actions externes;
- se félicite de la mesure importante prise par l'Union européenne sous la forme de l'initiative appellée"Tout sauf les armes", qui ouvrira l'accès aux marchés européens aux 48 pays les plus pauvres de la planète, mais invite instamment l'UE à mettre en œuvre sa nouvelle politique commerciale en 2004 et non en 2009 comme décidé précédemment et souligne que les étapes suivantes doivent être entreprises dés à présent;
- demande un secteur agricole européen qui non seulement produit de la nourriture à un prix que les consommateurs sont prêts à payer, mais qui joue également un rôle important dans le travail futur à effectuer pour préserver la biodiversité et minimiser les effets négatifs sur l'environnement;
- appelle à une dérégulation rapide des secteurs agricoles européen et américain, de pair avec l'abolition des tarifs et des quotas et un accès illimité aux marchés pour les exportateurs des pays pauvres ainsi qu'à une réduction importante des subsides afin d'établir le libre échange international dont la seule limitation ne pourrait relever que de la sécurité alimentaire, la santé publique et les normes environnementales.