Le Conseil ELDR, réuni à Bruxelles le 24 janvier 2003,
se félicitant des progrès réalisés par la Convention
sur l'Avenir de l'Europe vers un large consensus sur plusieurs éléments
décisifs de la réforme institutionnelle et rendant hommage au
travail effectué par le groupe libéral au sein de la Convention,
Vigoureusement opposé à la proposition franco-allemande d'un
président permanent du Conseil européen doté de pouvoirs
exécutifs, qui menace l'équilibre institutionnel de l'UE,
Soutenant la proposition de la Commission de fusionner les fonctions de Haut
Représentant et de Commissaire responsable des relations extérieures,
par la création du poste de Ministre européen des affaires étrangères,
qui serait également vice-président de la Commission,
se prononce à l'unanimité en faveur des points suivants:
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Le vote à la majorité qualifiée plus la codécision
doivent constituer la norme. Le VMQ doit être défini comme
une majorité d'états membres représentant une majorité
de la population de l'Union.
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Le Conseil agissant en tant qu'organe législatif doit tenir des
réunions publiques et le procès-verbal de ces réunions
doit être publié.
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Les fonctions législatives du Conseil doivent être séparées
de son rôle exécutif, qui doit se limiter à la PESC,
Ecofin et la justice et les affaires intérieures.
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La Commission doit maintenir son droit d'initiative en matière législative
et budgétaire. Le Parlement devrait avoir le pouvoir de codécision
pour tous les aspects des dépenses dans le cadre du budget de l'UE,
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La législation secondaire élaborée par la Commission
doit être sujette à un possible rappel par le corps législatif.
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Le Président de la Commission devrait être élu par
le Parlement européen à la majorité qualifiée.
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Le Parlement doit avoir le droit d'avis conforme (i) sur tous les Traités
internationaux; (ii) pour les mesures décidées dans le cadre
de l'article 308 révisé; (iii) pour toutes les révisions
de la constitution.
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La procédure électorale du Parlement doit être réformée
afin de permettre l'élection d'une partie de ses membres sur des
listes uniques au niveau de l'UE.
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Les 'trois piliers' de Maastricht doivent être intégrés
de manière effective au sein d'un système unifié. L'Union
doit être dotée d'une personnalité unique en matière
de droit international.
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Le rôle de la Cour européenne de Justice en tant que cour
constitutionnelle doit être développé dans le respect
des compétences et des droits fondamentaux et son accès par
les personnes individuellesfacilité.
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La Charte des droits fondamentaux doit être incluse dans la constitution
avec force juridique.
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Le Conseil européen doit décider d'une stratégie politique
pluriannuelle pour l'Union sur proposition de la Commission et après
consultation du Parlement. La Commission demeure responsable de son programme
législatif annuel.
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L'amendement de la 2è partie de la constitution (politiques et leurs
mises en œuvre) doit pouvoir être effectuée par une procédure
allégée par rapport à celle concernant la 1ère
partie de la constitution (structure constitutionnelle, compétences
et pouvoirs institutionnels).
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L'égalité des hommes et des femmes doit être incluse
parmi les valeurs et objectifs de l'Union européenne.
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Les autorités régionales et locales doivent pouvoir entamer
une action devant la Cour européenne de Justice, lorsque les institutions
de l'UE empiète sur leurs prérogatives.
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Le rôle des parlements nationaux en ce qui concerne la législation
européenne proposée, doit être renforcé grâce
à un partenariat accru avec leurs gouvernements respectifs et il
ne sera dés lors pas nécessaire de créer de nouvelles
institutions de l'UE (telles que le Congrès des peuples d'Europe).