Werner Hoyer sur 'Les Libéraux européens contre les périodes transitoires' (08/06/2001)Berlin. Après deux jours de réunion du Conseil du Parti Européen des Libéraux, Démocrates et Réformateurs (ELDR), le Président du Parti ELDR et Député du FDP, DR. WERNER HOYER, a fait la déclaration suivante: « Les Libéraux Démocrates européens refusent les périodes transitoires à la libre circulation des travailleurs dans le cadre de l’élargissement de l’Union européenne vers l’Est. Cette position a été adoptée à l’unanimité, moins une abstention, lors de notre "petit Congrès ", le vendredi 8 juin à Bruxelles. Lors de l’élargissement de l’UE vers l’Est, les pays candidats adhéreront à l’Union européenne avec tous les droits et obligations que cela comporte. Rien ne pourrait davantage contredire la logique du processus d’intégration de l’Union européenne, que de refuser à tous ces Etats les libertés élémentaires du Marché Intérieur européen. L’imposition de mesures transitoires à la libre circulation des travailleurs ferait d’emblée des pays adhérents des membres de deuxième classe. Les mesures transitoires seraient inutiles, parce qu’il serait pratiquement impossible de les contrôler et qu’elles généreraient un mouvement vers l’illégalité. Elles seraient également superflues, parce selon toutes les prévisions sérieuses il n’y aura pas de flux massif et indésirable de travailleurs. De plus, elles seraient également nuisibles du point de vue économique, parce qu’elles engendreraient des barrières à l’accès au marché et empêcheraient les réformes structurelles nécessaires et souhaitables. La facture en serait à payer par le consommateur. Tout cela vaut également pour les régions frontalières. On ne peut toutefois totalement exclure que les adhésions engendreront au niveau régional une pression disproportionnée sur le marché du travail. Mais les mesures transitoires à la circulation des travailleurs ne pourront y apporter une solution. Des mesures ciblées dans les régions concernées en particulier dans les régions frontalières sont toutefois envisageables sans pour autant qu’elles ne limitent fondamentalement la libre circulation des travailleurs. Les libéraux ne nient pas qu’il puisse y avoir au sein de la population certaines craintes relatives à l’élargissement de l ‘UE vers l’Est. C’est le devoir de la politique de prendre ces craintes en compte et d’œuvrer à les apaiser. L’exigence de mesures transitoires à la libre circulation ne pourra que renforcer de telles craintes. Elles seront généralement comprises comme indiquant qu’il convient de se protéger contre les nouveaux Etats membres. Nous ferions ainsi le jeu de ceux qui n’ont pas intérêt à l’élargissement de l’UE vers l’Est et qui ne veulent pas comprendre la chance unique qu’il représente. » transmettre cette résolution aux Chefs d’Etats et de gouvernements et à la Commission, lors de leur réunion du Sommet européen à Göteborg les 15 et 16 juin. |
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