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L’économie et l’€ – renflouer ou faire faillite?

eldr, jeudi 17 juin 2010 11:01 ::

Ouvrant la conférence du Parti ELDR «L'économie et l'€ - renflouer ou faire faillite? » sur l'avenir de la zone euro, Annemie Neyts-Uyttebroeck, MPE, Présidente des Libéraux Démocrates Européens a indiqué qu'il fallait faire preuve d'un optimisme prudent quant à l'avenir de l'euro et a souligné que l'Europe et son économie seraient dans une situation encore bien plus difficile si l'on permettait à la monnaie unique de s'effondrer.

Le Vice-président de la Commission européenne et ancien Premier Ministre d'Estonie, Siim Kallas, a rappelé les énormes avantages pour l'Estonie de la coopération avec le reste de l'Europe et a indiqué que l'adhésion à l'euro constituait pour l'Estonie une prochaine 'étape logique'. "Certains en Grèce ont critiqué la décision de l'Estonie d'adhérer à l'euro - a-t-il poursuivi - mais il ne s'agit pas là d'un 'caprice' politique. Nous sommes parfaitement conscients que cette décision est définitive." Kallas a rappelé que la politique économique de l'Estonie avait toujours eu pour objectif de maintenir l'équilibre budgétaire, objectif défendu également par le parti membre néerlandais de l'ELDR, le VVD lors de la récente campagne pour les élections législatives aux Pays-Bas, qui a vu l'émergence du parti comme première force politique du pays. Les syndicats et les partis de gauche parlent des problèmes qu'entrainent les mesures d'austérité, mais celles-ci sont vitales pour éviter une guerre civile à l'avenir ", a conclu le Commissaire. 

Robert Priester, Directeur du Département Politique de régulation et de vente en gros, Fédération bancaire de l'Union européenne a indiqué que les analystes s'attendaient à une reprise économique dans la zone euro mais qu'elle serait fragile. "Le contexte économique des années à venir sera très précaire et difficile, avec une dette publique croissante, un cadre règlementaire incertain et une faible croissance des crédits quant aux règles de capitalisation. La mesure à prendre immédiatement serait d'introduire plus de règles en matière de capitalisation et d'améliorer la supervision d'ici fin 2010, en particulier pour les banques menant des activités transfrontalières."

Priester a conclu en soulignant que la Commission européenne jouait un rôle  crucial dans le maintien de la politique de la concurrence et dans la supervision des aides publiques, alors qu'un tel mécanisme n'existait pas aux Etats-Unis. "L'Union européenne est actuellement le principal concurrent des Etats-Unis sur les marchés et il est impératif que les règles du jeu soient les mêmes pour tous afin de préserver la compétitivité du secteur bancaire européen."

Olle Schmidt MPE, Coordinateur du Groupe ADLE à la Commission du Parlement européen sur la crise économique et financière a commencé par déclarer que "l'euro est encore toujours une source de stabilité et de prospérité et je salue l'Estonie qui maintient sa volonté de rejoindre la monnaie unique. Si tous les Etats membres avaient adhéré aux politiques du pacte de stabilité et de croissance de l'UE, nous serions aujourd'hui dans une bien meilleure position. A l'heure actuelle, seuls trois pays répondent aux critères du Pacte de stabilité et de croissance: l'Estonie, le Luxembourg et la Suède."

Le renflouement de la Grèce a-t-il poursuivi, a été cher mais nécessaire. L'alternative aurait été bien pire et aurait entraîné une instabilité sociale.

Schmidt a souligné que la crise pouvait constituer le début d'un processus positif si elle contribuait à rapprocher les pays de l'UE. Il nous faut adhérer aux principes du Pacte de stabilité et de croissance, tout en améliorant les mesures de contrôle et en investissant davantage dans l'éducation et l'infrastructure.

Schmidt a conclu en déclarant, "il y a beaucoup à faire, il y aura d'autres défis, mais sans la zone euro nous aurions connu la faillite et non la prospérité. Nous libéraux, avons toujours promu la paix, la liberté et la stabilité et cela comprend également le renforcement de la coopération financière et économique." 

Dick Roche, Ministre des affaires européennes, Irlande, a soutenu le point de vue d'Olle Schmidt et a déclaré que l'histoire ne se terminait pas avec le renflouement de la Grèce. La décision la plus difficile, la solution, doit encore être trouvée. "Nous ne devons pas regarder ce que font les Etats-Unis et nous comparer à eux. Il est temps pour nous de commencer à déterminer nos propres 'normes' en Europe. La solution viendra de l'Europe et non de l'extérieur. La Chine a le regard tourné vers l'Europe, pas vers les Etats-Unis, parce qu'elle est plus stable que les Etats-Unis." Roche a conclu en déclarant, "Dans dix ans nous regarderons en arrière et nous nous dirons que c'était dur à l'époque mais que nous avons beaucoup appris et que les choses se sont bien améliorées".

 


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