Au nom de l’Europeeldr, mardi 18 mai 2010 12:47 ::
"Il est clair qu’il nous faut concentrer toute notre attention pour éviter que la crise grecque ne se propage à toute la zone Euro", a déclaré la Présidente du Parti ELDR Annemie Neyts-Uyttebroeck à l’occasion de la journée de l’Europe. Il y a 60 ans, le 9 mai 1950, le Ministre français des affaires étrangères Robert Schuman posait les bases de l’Union européenne en proposant une autorité supranationale de la production du charbon et de l’acier allemands et français. "Ces dernières semaines ont toutefois clairement démontré", a-t-elle poursuivi, "que cette crise est sur le point d’affecter les racines mêmes de l’Union européenne actuelle, dont les états membres sont tellement intimement liés, tant économiquement que politiquement." Des questions se posent auxquelles on n’a pas encore apporté de réponses. Quelle est la nature, l’objectif final et la raison de cette Union européenne? Qu’est-ce que l’identité européenne et jusqu’où doit aller la solidarité inter-européenne et intra-européenne? Pour les plus jeunes générations, la coopération européenne n’est plus une question de garantie de la paix, mais plutôt une manière de permettre aux citoyens de voyager davantage, de leur donner la possibilité de vivre et travailler dans un autre pays relativement facilement et pour certains, un projet qui est devenu bien trop important et qui dépasse son objectif initial. La crise grecque a révélé les divergences des approches et entre les traditions historiques et culturelles des peuples qui composent l’Europe. "Se contenter de penser que davantage d’Europe est tout ce dont nous avons besoin, ne sera plus suffisant à l’avenir", a poursuivi la Présidente Annemie Neyts. "Justifier l’esprit européen par la suppression des frontières et des taux de change ne suffit pas. Le projet européen, en tant que tel, doit être repensé dans et pour le 21ème siècle", a-t-elle conclu. |
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