Election d'Eroglou à la présidence de la communauté chypriote turqueeldr, mercredi 21 avril 2010 15:36 ::Praxoula Antoniadou Kyriacou, Présidente des Démocrates Unis déclare: "Il est regrettable qu'un accord global n'ait pu être trouvé pour la réunification de Chypre avant les élections d'avril au sein de la communauté chypriote turque" L'importance de ce tournant n'a pas été suffisamment appréciée ni par le Président Christofias, leader de la communauté chypriote grecque ni par M. Talat l'ancien leader de la communauté chypriote turque. Evidemment, des progrès suffisants ont été effectués sur les chapitres de la gouvernance, de l'économie et des affaires européennes, comme annoncé dans la déclaration commune des deux leaders en mars 2010. Ainsi, d'une manière ou d'une autre, M. Eroglou est obligé de poursuivre sur base des résultats obtenus par Christofias et Talat, et il est obligé de négocier sur la base convenue pour une solution telle qu'annoncée dans les déclarations communes des deux leaders du 23 mai et du 1er juillet 2008 - une fédération bizonale, bi-communale dotée d'une égalité politique, telle que définie dans les résolutions de l'ONU y afférent. Il est vrai que M. Eroglou a déclaré immédiatement après son élection qu'il poursuivrait les négociations. Il n'a toutefois jamais déclaré qu'il continuerait sur la même base que celle convenue entre Christofias et Talat. De plus, les positions de M. Eroglou durant toute sa carrière politique sont connues et il a toujours plaidé pour la scission de Chypre en deux états séparés. Il est également évident qu'il va être influencé par les positions encore plus intransigeantes de M. Rauf Denktash, l'ancien leader des Chypriotes turcs qui a soutenu sa candidature. Un espoir toutefois subsiste de par les déclarations du gouvernement turc et en particulier du Premier Ministre Erdogan, selon lesquelles les négociations doivent se poursuivre sur base de ce qui avait été convenu entre Christofias et Talat. Il est également encourageant que le Premier Ministre Erdogan ait déclaré que la Turquie souhaite qu'une solution soit trouvée au cours de l'année 2010, car l'échec d'un accord entraînerait des conséquences négatives pour toutes les parties concernées. Les Démocrates Unis sont d'avis que la communauté chypriote grecque doit répondre à ces appels du Premier Ministre Erdogan en faveur d'une pacification rapide et contribuer à la recherche d'une formule qui soit acceptée par tous, par le biais d'une Conférence internationale pour la réunification de Chypre. En effet, dans le cadre d'une Conférence internationale, l'attitude négative des positions passées de M. Eroglou pourront être contrebalancées par la bonne volonté générale de la communauté internationale à résoudre le problème et avancer vers la paix, la stabilité et la prospérité dans cette région, y compris grâce à la poursuite de la normalisation des relations entre la Grèce et la Turquie et l'adhésion à terme de la Turquie à l'Union européenne." |
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