Inaugurant le Sommet des libéraux européens précédant le sommet de l’UE de printemps, Annemie Neyts, Présidente du Parti Européen des Libéraux, Démocrates et Réformateurs (Parti ELDR), a discuté aujourd’hui avec les Premiers Ministres libéraux et Vice-présidents de la Commission de la situation économique et financière actuelle, en particulier en Grèce, pays confronté à l’échéance menaçante du refinancement d’une dette de quelques 20 milliards d’euros.
“Notre principal engagement - a-t-elle déclaré - consiste à trouver un accord qui empêche la perte de confiance dans la monnaie européenne et dans la zone euro dans son ensemble”. Il nous faut une solution qui permette à la Grèce de rétablir sa situation financière. Au cours de la discussion avec Andrus Ansip, Premier Ministre estonien, - a-t-elle poursuivi – nous nous sommes félicité de l’intention toujours affichée par l’Estonie de rejoindre la zone Euro, ce qui en soi constitue une marque de confiance.”
Dans la ligne des déclarations de la présidente de l’ELDR, Matti Vanhanen, Premier Ministre finlandais, a déclaré “la Grèce est sur la bonne voie et doit continuer à juguler son déficit public et suivre l’exemple donné par l’Irlande afin de restaurer sa crédibilité.” Il nous faut également des sanctions plus fortes pour garantir que les états membres se conforment au cadre européen, qui pourraient inclure la suspension des fonds structurels.” Faisant alors référence au Sommet européen d’aujourd’hui et de demain, Vanhanen a conclu, “je suis prêt à prendre une décision.”
Soutenant la position du Premier Ministre finlandais, Brian Cowen, Premier Ministre irlandais, a déclaré “Nous devons protéger la monnaie européenne et trouver un accord qui nous permette d’avancer. M. Cowen a également souligné que, “les états membres doivent assumer leurs responsabilités afin de stabiliser leurs finances publiques avant de réclamer l’aide de l’UE ”.
Guy Verhofstadt, Leader du Groupe ADLE au PE, a quant à lui déclaré, “toute solution proposée pour la Grèce ne peut constituer la fin de la discussion, mais doit être le début d’un débat pour de futures réformes qui incluent le renforcement de la politique économique, budgétaire et monétaire de l’UE. La Grèce n’a pas besoin d’argent, mais elle a besoin de notre soutien afin d’obtenir des emprunts à un taux d’intérêt raisonnable.”
Commentant la proposition de ‘stratégie Europe 2020’ pour la croissance durable et l’emploi, la Présidente Neyts a ajouté que la proposition devait prévoir des incitants plus importants pour motiver les états membres à atteindre les objectifs prévus dans la nouvelle stratégie et non reprendre ceux déjà contenus dans la stratégie de Lisbonne.